|
Je connaissais cette Puma depuis son premier propriétaire, un collègue de travail qui l'a vendue lorsqu'il est parti pour la capitale. C'est donc par mon intermédiaire qu'elle a trouvé preneur auprès d'un de mes ami. Ce dernier, en partance pour l'Ecosse, décide de la vendre, mais coup du sort, la voiture tombe en panne moteur juste avant la vente, et je la récupère afin de la restaurer, car ça faisait un moment que je lorgnais sur ce petit modèle.
Etat des lieux...
Le moteur ayant une avarie sévère, en l'occurence un système VTC défaillant, il fallait sortir de gros frais pour remettre la voiture en ordre, de marche, après réflexions, il fut décider de changer carrément de moteur pour le remplacer par un moins kilométré, car la voiture accuse quand même un peu moins de 140000km au compteur. Quelques essais malgré le moteur en mode très dégradé me donne quelques envies sur cette voiture. Le feeling de direction est très agréable, je retrouve un peu les sensations de a Civic Type R, on sent un chassis très sain malgré les amortisseurs et silentblocs qui doivent être d'origine, avec un roulis assez faible, bref contrairement à pas mal d'anciens modèles sportifs Ford, on sent une voiture bien née au niveau de la conception, et surtout faite pour la conduite sportive. Ce n'est pas sans surprise en creusant un peu sur le modèle, que j'ai appris que cette Puma a été mise au point par le bureau d'étude qui allait mettre au point la Focus RS première du nom, avec comme consultants des pilotes de rallye et autres petits nouveaux du milieu, comme Jacky Steward...En France, l'image de la Puma a été véhiculée comme un petit coupé sympa, alors qu'a sa conception elle était plutôt considérée comme une base pour le Super 1600. Malheureusement Ford Europe peu en forme a cette époque n'a pas beaucoup développé ce secteur, et malgré des début prometteurs, la Puma a souffert de son manque de développement.
Donc coté bonne nouvelle, ce feeling de direction agréable (surtout quand on sort d'une Fiesta RS Turbo) mais surtout la boîte: Le levier à débattement court est une tuerie, et dès qu'on roule on s'aperçoit que la boîte n'est pas taillée pour aller faire de la vitesse sur l'autoroute. Bref entre le chassis et l'étagement de boîte on sent qu'on a affaire a une sportive dont le potentiel ne demande qu'a s'exprimer si ce n'etait....
...Un freinage catastrophique! En effet dans ses première versions, Ford n'a pas jugé utile de nantir la Puma d'un freinage digne de ce nom. On retrouve donc le freinage en 238mm qui existait déjà sur les Fiesta MK3, et des tambours à l'arrière. A l'époque lors des essais on retrouvait beaucoup de commentaires sur ces tambours à l'arrière, que c'était inadmissible, mais lors de l'essai en lui même, il n'y avait pas de reproche sur le freinage. Ce que je peux dire, c'est qu'après 140000km le freinage est bien fatigué et me parait trop faible, donc il y aura du changement....Ford Corrigea le tir avec une seconde phase de puma avec un freinage en 258mm et des tambours surdimensionnés à l'arrière (+20mm), ce qui est déjà mieux. Côté moteur, c'est un 1680cm3 avec système de déphasage de l'arbre d'admission qui développe environ 125cv, qui a la particularité d'avoir été développé conjointement avec Yamaha pour la partie VTC. L'autre particularité de ce moteur Zetec SE (pour Small E) est son poids: En effet le bas moteur en plus de la culasse est en alu, ce qui permet un poid réduit et une meilleure répartition des masses. Par contre, 125cv, ça me parait faible pour une voiture qui dépasse la tonne, et la boîte courte ne peut pas toujours faire des miracles...
Le projet
Le projet n'est pour le moment pas vraiment arrété. Dans un premier temps la voiture va subir une restauration mécanique afin d'être en bonne condition pour se faire plus précisément une idée de la suite des opération, avec un moteur faiblement kilométré et le freinage de la phase 2. Côté chassis, les silentblocs vont être remplacés par des Powerflex (qui a sorti un produit très haut de gamme sur ce modèle avec certains silentblocs remplacés par des coussinets sphériques), et les amortisseurs fatigués vont être remplacés soit par des combinés filetés, soit par un duo Bilstein/Eibach. Concernant la puissance, on verra par la suite....
Et c'est parti!
C'est en Aout 2007 que le projet démarre enfin. Un moteur totalisant 13000km est acheté et révisé....enfin comme il était quasi neuf, une distrib et une pompe à eau feront l'affaire. Les silentblocs arrières de bras sont remplacés par des powerflex ainsi que ceux de la barre stabilisatrice avant. Côté freinage, le freinage coworth a pris place non sans mal à l'avant: en effet outre les cales de 5mm de déport à faire, il a fallu usiner la partie fixe de l'etrier afin de laisser passer la cible ABS. Je me retrouve donc avec un freinage en 278mm à l'avant au lieu de 239,5mm, le tout équipé de disque performance et de plaquettes Ferodo Racing DS2500. A cause des nouveaux étriers et de leur déport, les jantes originelles de la Puma ne pourront être conservées et les jantes d'Escort RS2000 qui étaient sur la Fiesta RS Turbo ont fait leur apparition sur la Puma. La voiture sera néanmoins recalée au contrôle technique, pour cause de frein à main défaillant...Bon faut dire que ça faisait déjà un moment que j'entendais un bruit de métal dans les tambours. Dans ce cas là n'importe quelle personne aurait fait comme moi: passer un freinage arrière à disques est bien plus simple que de changer de banales garnitures...C'est donc un freinage arrière de Focus I qui a été posé à la place des tambours, les entraxes étant identique, la pose se fait très facilement. A ce jour il ne me reste plus qu'a adapter un nouveau câble de frein à main.
|